samedi 24 janvier 2009

Stockholm

bon comme je suis à la bourre, je vais mettre ensemble des photos de Stockholm prises à l'occasion de mon premier séjour en Octobre, et des photos de l'institut et des alentours prises en Novembre pour mon deuxième séjour ... avec de la neige le dernier jour!
D'abord la vieille ville, qui occupe la totalité de l'espace d'une des îles, Gamla Stan, de l'archipel de Stockholm (et oui, Stockholm est surnommée la Venise du Nord, il paraît). On y accède donc par un des nombreux ponts de la ville...
... jusqu'à une arche qui en marque l'entrée ici.
Le vieille ville entoure le palais Royal que voici:
Un peu tristounet, non? c'est peut-être pour ça que la famille royale de Suède a l'habitude de loger dans un autre palais entouré de verdure à la campagne au bord d'un lac... comme je les comprends... pas vous? A noter qu'il y a régulièrement une relève de la garde, un peu comme devant Buckingham Palace à Londres.
Le reste de la vieille ville est composé de ruelles piétonnes débouchant parfois sur des très belles places...
Un bel exemple d'architecture nordique aux couleurs plaisantes, le tout devant le musée Alfred Nobel (où je ne ne suis pas rentré par manque de temps, pffff...)
A quelques rues de là, on arrive au bord de l'eau, et on peut immortaliser quelques jeux de lumières sympas lorsque que le Soleil (qui n'est pas bien haut dans le ciel en Octobre), perce les nuages...
... on aperçoit d'autres quartiers de la ville... sur d'autres îles.
Et cette image d'un quartier moderne commerçant, avec des grandes rues larges et toutes droites... un autre monde :)
Un mois plus tard, il fallait bien que je prenne à nouveau un peu de temps pour continuer ma visite de la ville.
Voilà une photo que j'ai dû prendre autour de 15h...
qui rappelle que les jours sont courts sous les hautes latitudes en Novembre (Stockholm est à environ 60°N). Sachez que j'ai failli perdre mes oreilles à l'occasion de cette photo (elles dépassaient de mon bonnet, il faisait -5°C avec un vent de face bien soutenu).
Du coup, je suis rentré me mettre au chaud, et voilà sur quoi je suis tombé:
Le Vasa. C'est le nom de cet impressionnant vaisseau de guerre suédois du 17è siècle, une véritable terreur à l'époque, bardé de dizaines de canons et pouvant accueillir des centaines de soldats le tout pour attaquer la Pologne voisine. Bref, une merveille pour l'époque...
Si ça ne vous ennuie pas, je continue à raconter l'histoire de ce formidable navire en quelques lignes.
Donc je disais: une merveille.
Un beau jour, le bateau est achevé, et prêt à être mis à l'eau dans le port de Stockholm. C'est un événement national, beaucoup de monde se presse pour voir le spectacle, y compris bien entendu le roi de Suède de l'époque, impatient de voir à flots ce bâtiment qui incarne sa puissance par-delà les mers. Les soldats, quant à eux, attendent le navire à la sortie du port de la ville, quelques kilomètres plus loin, accompagnés des vivres pour l'expédition.
Le vaisseau est enfin mis à l'eau, il est majestueux, avec sa double rangée de canons (chacun pesant une tonne), une première à l'époque. La voile est hissée sur le grand mât, et le navire semble gentiment prendre la direction de la sortie du port... quand tout à coup, une rafale de vent arrive de côté; le navire se met soudain à gîter dangereusement, mais finit par se redresser. La deuxième rafale est fatale: le navire, après des oscillations de plus en plus amples, se couche et se remplit d'eau. Il coule quelques instants plus tard, avec tout l'équipage ayant embarqué dès le départ. Et cela tout juste après avoir vogué un kilomètre...
Comment une telle chose a pu arriver, un navire d'apparence si invulnérable, un voilier qui plus est, renversé, naufragé après une simple rafale de vent?
Il y a bien entendu une explication, qui est la suivante (si j'ai bien compris):
Le capitaine du navire, pour faire plaisir au roi, avait ordonné l'ajout d'une deuxième rangée de canons, au-dessus de la première. Mais cette nouvelle charge, très haut au-dessus de la ligne de flottaison, a eu pour effet de rendre le navire instable. Le capitaine était au courant de cela, puisque lors des tests de stabilité de l'époque (tout l'équipage doit monter sur le pont du bateau, et courir alternativement d'un côté puis de l'autre, et le navire doit rester stable au bout de dix aller-retours), le "Vasa" tanguait dangereusement seulement au bout de deux aller-retours et le test avait été alors interrompu.
Il était prévu pour remédier à cela de rajouter du balaste au bateau, et que pour la première expédition vers la Pologne, les soldats, et les vivres, joueraient ce rôle de balaste.
Seulement, ce "balaste" n'était pas présent lors de la mise à l'eau du navire dans le port, puisqu'il attendait à sa sortie!
Voilà donc l'histoire tragique du "Vasa", telle que l'on peut la découvrir aujourd'hui en visitant le "Vasamuseet". L'épave, qui gisait au fond du port, a été remontée dans les années 1960, puis traitée pour permettre sa bonne conservation à l'air libre.
Et pour finir je citerai mon directeur, polonais d'origine, en réaction à cette histoire:
"c'est bien fait pour leur sale g..." (avec le sourire) :-)
Après cette visite, il me restait encore quelques jours à passer à l'institut. Rien de bien spécial à raconter, si ce n'est que l'institut organise chaque automne une session de "leaf raking" (ratissage de feuilles) dans le parc l'entourant. Chaque matheux présent est venu mettre la main à la pâte, et en une grosse demie-journée, le gazon pouvait respirer. Comme vous pouvez l'imaginer, certains avaient plus de mal à manier un rateau que les équations d'Einstein ! :)
En remerciement, l'institut nous a invité à un resto suédois typique: c'est à dire que le menu se compose principalement d'un buffet de saumon et de hareng, avec une grande variété d'assaisonnements... délicieux en tout cas.
Le dernier jour, enfin, la neige apparaît, et ne fait pas semblant: 10 cm pendant la nuit, et encore 10 autres la matinée.
En voyant ça, vous imaginez, je n'ai pas hésité une seconde, ... je suis parti courir le long de l'eau.
Voilà quelques photos d'ambiance hivernale pour ces derniers moments passés en Suède.

samedi 11 octobre 2008

Un p'tit tour en Suède, acte I

(Une petite mise à jour, puisque les photos viennent d'arriver sans encombre sur mon ordi...)


Oui, je me suis complètement lassé de Montpellier, ça fait tellement longtemps que j'y suis...
Non, pour de vrai, Montpellier c'est bien, la Suède, c'est juste pour une semaine.
La raison?
A la base, c'est pour rejoindre mon directeur de thèse qui y séjourne un semestre à l'institut Mittag-Leffler, près de Stockholm. Une semaine de travail intensive en vue pour avancer le travail un maximum durant cette période.
L'institut Mittag-Leffler porte le nom d'un grand matheux suédois de la fin 19è, début 20è siècle, qui a légué ses biens à la Swedish Royal Academy of Science. C'est une sorte de manoir, entouré d'un parc et de logements pour les matheux invités, qui accueille des séminaires et groupes de travail de longue durée, genre un semestre.
Voilà de quoi planter le décor:
Sur la page d'accueil du site de l'institut, il y a la version hivernale avec neige :)
S'il y a bien quelque chose de frappant, c'est d'abord le calme... on se croirait en retraite spirituelle... remarquez, c'est un peu l'idée: faire des maths, que des maths, sans être dérangé par le moindre bruit!
Pour vous en convaincre, voici une petite vue des environs depuis le toit du bâtiment...
... voilà c'est typique de la Suède, du moins de ce côté là: des forêts de chênes et de bouleaux entourant de grands lacs (en fait il s'agit de bras de mer de la Baltique).
Autre chose de remarquable: l'automne est bien plus avancé que chez nous et les couleurs de la nature sont superbes; il commence aussi à faire frisquet, pas encore de gel cela dit.
Pour en revenir au boulot: à la session d'automne 2008, c'est "Geometry, Analysis and General Relativity" , le programme est sur la page de l"institut: http://www.mittag-leffler.se/. En gros, le sujet concerne le domaine de recherche de mon directeur... et donc du mien aussi! Et il y a en permanence une vingtaine de personnes qui y font des maths, venant de tous les horizons (beaucoup d'américains tout de même).

Là-bas, les matheux (et même les apprentis comme moi) sont reçus comme des rois: j'ai mon appartement dans une maison pour 2 invités, avec grande cuisine, grand salon, télé, etc... sauf que j'y suis tout seul pour l'instant :); les chaînes TV sont en suédois, ou alors en anglais sous-titré en suédois (ce qui permet d'apprendre 2 ou 3 mots en passant :)); ah j'oubliais, il y avait une chaîne en français! (TV5monde).

Retour dans le bâtiment principal: outre les salons avec meubles anciens, belles bibliothèques...
... fauteuils en velour et grands tapis, se trouve une pièce avec un bureau qui m'est réservé, avec poste informatique bien entendu!

En gros, les journées se passent comme ça: les gens arrivent à leur bureau un peu quand ils veulent le matin (en fait il y a possibilité d'accéder au bâtiment entre 6h et minuit!).
A noter qu'il faut laisser ses chaussures à l'entrée et enfiler des pantoufles, pour ne pas salir le parquet et tous ces grands tapis...
Dans la matinée, il y a une pause thé/café (ou chocolat chaud pour certains, hum) dans un des salons communs.
A 12h30, rendez-vous dans le salon où se trouve un magnifique piano à queue, pour aller manger dans un petit resto du coin, assez classe tout de même...
Vers 16h, un tintement de cloche: c'est l'heure de la pause café/thé de l'après-midi, cette fois il y a service de cookies en plus! (et pour le coup je bois du thé, pour arrêter de me faire remarquer avec mon chocolat chaud...)

Ensuite, les gens restent travailler un peu jusqu'à quand ils veulent dans leur bureau...
Pour moi, c'était parfois à 17h avec petit footing avant la tombé de la nuit, et d'autres fois ... jusqu'à 23h, et au tableau avec mon boss pour discuter de la globale hyperbolicité de certains espaces-temps...
A vrai dire à cette heure là, c'est surtout lui qui parlait, alors que je luttais de toutes mes forces pour me retenir de bailler et de laisser s'effondrer mes paupières :D (la relativité générale à 23h, je suis comme vous, j'ai du mal!)
Au fait vous savez quoi? je n'ai pas fait que bosser là-bas (enfin disons pas tout à fait), j'ai quand même passé une après-midi dans Stockholm... à suivre

mardi 30 septembre 2008

Un trompe-l'oeil... bluffant!

Juste en passant, histoire de faire croire que je mets mon blog régulièrement à jour, voici un endroit incontournable lors d'une visite à Montpellier: un mur en "trompe-l'oeil" d'une qualité exceptionnelle!

Bon je vous laisse d'abord contempler cette première photo (cliquez dessus pour agrandir), vous allez voir c'est assez perturbant, même pour un soi-disant géomètre comme moi! (et ne trichez pas, n'allez pas voir tout de suite la deuxième!)

... alors vous voyez quoi? De beaux immeubles formant des angles de rues? hé hé...
Bon là encore l'éclairage n'était pas optimal pour avoir le meilleur effet, je vous assure que je me suis déjà arrêté plusieurs fois 5 minutes pour essayer de décripter visuellement l'illusion!
Ok, alors maintenant vous pouvez aller jeter un oeil sur la suivante qui donne la solution
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Sous cet angle on comprend mieux (et encore, regardez le mur en rose un peu sur la droite, on a toujours un doute...).
Je ne connais pas encore les autres trompe-l'oeil de Montpellier, si j'en trouve vous serez vite au courant en venant ici ;)
A propos, il y avait de très chouettes trompe-l'oeils à Lyon aussi, mais je ne m'en souviens pas d'un aussi spectaculaire.

samedi 20 septembre 2008

forum des assos

S'il y a bien un truc important à faire quand on arrive dans une nouvelle ville, c'est de s'occuper des activités hors-boulot; et pour se renseigner sur ce qui existe, il y a le forum des associations, ici appelé l'"Antigone des assos" (en référence au quartier du même nom près du centre de Montpellier). A vrai dire, je ne sais même pas si ça se fait dans toutes les villes.


Ici ils voient les choses en grand: il y avait 1300 associations présentes, le tout étalé sur tout un quartier, sur plusieurs places, squares, parcs... bref dans un palais des congrès ça n'aurait pas tenu;


On y trouve à peu près tout ce qui est imaginable, et même un peu d'inimaginable:
-les traditionnels clubs de théâtre, danse, musique (d'ailleurs pas si traditionnels que ça pour certains, genre "danse afro-contemporaine"...)
-les clubs de sport, là aussi tout ce qu'on peut imaginer, du foot, rugby jusqu'au hockey sur gazon en passant par le handball (meilleur club français à Montpellier!), triathlon, aviron, canoë-kayak (évidemment je ne les ai pas raté ceux-là), escalade, taekwondo, aikido, ilamalodo, lancer de moutons, tire-bouchonnage de bouteilles de rosé (en partenariat avec le Montpellier Pétanque), et tous ceux que j'oublie...
-les assos d'aide sociale (chômeurs, personnes en difficulté, mais aussi pour certaines maladies graves)
-et enfin des assos diverses, club astro(-nomie et -logie; tiens je comprends pas ils ne les ont pas mis côte à côte...), club échec, philatélie, collection de vieux transistors...
Bref, ça en faisait des stands à visiter, et c'était pas évident puisque 100 000 visiteurs étaient attendus pour cette journée.


Le bon point je trouve: on parle uniquement des activités avec des gens passionnés qui ne cherchent pas à "vendre", du coup il y a une part de méfiance en moins par rapport aux situations où on parle avec un vendeur de la fnac ou darty qui voudrait nous refourguer n'importe quoi.
Le bilan de cette journée pour moi? je viens de m'inscrire à un club d'athlé, mais pas élitiste (tout juste trois entraînements par semaine dans la bonne humeur!); je vais peut-être tenter un club "atelier d'improvisation", et plus sûrement un petit club d'escalade convivial dont les membres fuient un peu les salles poussiéreuses et chères, peuplées de mutants, pour préférer la falaise... soit exactement ce qu'il me faut!
Je vous laisse enfin avec ces deux photos de la fameuse et belle place de la Comédie...

jeudi 11 septembre 2008

c'est n'importe quoi ici

En fait je peux vous donner un aperçu de la ville et ses habitants en vous parlant d'un Montpelliérain particulier, un certain Rémi Gaillard.
Sa particularité? il se surnomme "n'importe qui", il a une devise: "c'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui", et en effet il fait un peu n'importe quoi.

Je vous en laisse juger par ses vidéos sur son site web: http://www.nimportequi.com/

En vrac, il a commencé à se faire remarquer par des impostures, par exemple en se glissant dans le rang des joueurs de l'équipe de France de Volley pendant la Marseillaise, ou aussi au foot et au handball.
Une autre de ses spécialités: choisir un sport, et l'exercer en milieu urbain, au milieu des trams, vélos de ville, épiceries et terrasses de cafés (ça lui a valu quelques courses poursuites et cageots fracassés sur la tête).
Mon préféré: le "décathlon Pékin 2008", mais dans les rues de Montpellier... à aller voir tout de suite :D http://fr.youtube.com/watch?v=S4ZO2FD4pNA (ça se finit place de la Comédie, LA Place de Montpellier)

Vous verrez aussi qu'il est très bon au foot et qu'il court vite (enfin ça il a intérêt pour sa survie...)
Bref c'est de la dérision, de la provoc', mais ça reste bon esprit et pas méchant (il paraît qu'il retourne voir les gens qu'il a importuné en leur expliquant après coup; cela dit je pense que j'aurai réagi comme le pêcheur si on m'avait balancé ma canne à pêche à la flotte!!!), et je pense qu'il est désormais très connu à Montpellier, voire dans la France entière.
En tout cas il m'a bien fait rire devant mon ordi cet imbécile.

Finalement pour avoir une meilleure idée du bonhomme, il y a Wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9mi_Gaillard.
Rassurez-vous, tous les Montpelliérains ne sont pas comme ça...

Un dernier petit conseil: n'essayez pas de reproduire tout ce qu'il fait!
Allez je vous laisse, bonne nuit et à la prochaine...

samedi 6 septembre 2008

Montpellier, ici Montpellier

... et une connexion haut-débit qui va me permettre (enfin!) de raconter ces quelques mois écoulés et la vie dans le suuuuuuddd...



Me voici donc dans un petit studio, 16m² (dont près de 0,25m² pour la cuisine) dans une résidence étudiante proche du centre-ville de la capitale languedocienne.



La mer est à 20km à peine, les montagnes pas bien loin non plus, il fait beau (un peu chaud quand même)... mais surtout, devinez quoi, il y a un labo de maths qui m'attend!

Et oui c'est ici que va se passer officiellement ma thèse.

Cette fois ça ne rigole plus, puisque je vais même avoir mon bureau (dans une pièce avec d'autres thésards), et surtout je vais donner des TD à des élèves de première année...



Ca, c'est pour le premier semestre jusqu'à Noël, car ensuite il faut retourner à Oxford (où se trouve mon directeur de thèse n°1), pour le semestre suivant.

Et normalement, rebelote les deux années suivantes.

Je mettrai quelques p'tites photos de la ville un de ces jours, pour me faire pardonner ma longue absence;


dimanche 25 mai 2008

Summer Eights 2008

Je n'allais tout de même pas passer plusieurs semaines à Oxford sans voir au moins une course d'avirons, ouf, c'est fait maintenant. Et ici les courses d'avirons ça ne rigole pas, ce sont toujours les "huits" qui s'affrontent.
La Summer Eights qui a lieu chaque année à la fin du "trinity term" (fin mai) est une course entre les équipes des différents Colleges de l'université, contrairement à la célèbre "Boat Race" qui est une confrontation directe entre les meilleurs huits d'Oxford et de Cambridge.

Pour la summer eights, il y a d'abord 7 divisions (en gros la 7ème, c'est "just for fun", et la 1ère, c'est du gros calibre, très gros même, puisque certains rameurs ici sont en équipe de GB et se préparent pour les JO).
En gros, ça se passe comme ça:
chaque division comporte une quinzaine de "huits", chacun aux couleurs d'un College.
Pendant 4 jours, chaque division a sa course (une par jour).
Seulement voilà, le plan d'eau ici, c'est la River Thames, qui ressemble plus à un ruisseau de prairie au niveau d'Oxford. Pas possible donc d'aligner 15 huit sur une ligne de départ.
Les bateaux se mettent à la queue-leu-leu, séparés par quelques mètres, et le but pour chaque bateau est de rattraper celui qui précède après le coup de feu du départ, et avant la fin des 2000m navigables.

A la course suivante, le bateau qui a réussi à rattraper le précédent partira à la place de celui-ci, et un bateau qui est parti en tête et qui ne s'est pas fait rattrapé pourra passer dans la division supérieure, etc.

Bon je n'ai pas juste pris des notes du fonctionnement, j'ai aussi fait quelques photos.

Voici un huit de la 2è division en pleine action...


... tandis que se préparent les courses filles et garçons de la 1ère division...


...et ils ont du bon matos en plus, chaque college a son propre parc à bateaux (boat house), avec au moins 6 ou 7 huits... de quoi faire pâlir les plus gros clubs de kayak en France qui ont rarement plus de 3 ou 4 K4!


Voilà à l'arrivée le meilleur bateau de la 1ère division filles, qui s'est promené devant les autres... (avec toujours en queue de bateau une qui ne rame même pas et qui ne fait qu'hurler sur les autres!... je me demande si elle ne passe pas un sale quart d'heure parfois lorsque tout le monde descend de bateau après la course :D)



Pour la course 1ère division hommes (où la taille moyenne des équipiers tourne autour de 1,90m, gloups), le 1er équipage n'a pas connu beaucoup de problème


par contre derrière, c'est la baston, et c'est déjà fini au bout de 200m de course pour certains équipages qui se sont fait rattrapés par leurs poursuivants.

L'équipage bateau jaune au 1er plan s'est ainsi fait battre, et doit se contenter de regarder les autres continuer leur course (ils se sont aussi fait mettre en travers par l'équipage poursuivant, et ont par la même occasion heurté le bord, bref ça ne rigole pas)

Voilà, il n'y a qu'ici qu'on peut voir une telle manifestation! Le sport en général a une bien plus grande place dans les universités ici qu'en France, où il est plutôt marginalisé et ne fait pas partie de la vie des étudiants. A Oxford (et dans les autres universités britanniques, ou même anglo-saxonnes), les résultats sportifs sont essentiels à la réputation d'un établissement, et arrivent juste derrière les classements de réussite scolaire.
Un de mes housemates par exemple s'entraîne 2 fois par jour, et a obtenu des aménagements pour la durée de sa thèse qu'il fait par ailleurs, alors qu'il ne s'entraîne pas non plus pour les JO.